PLAIDOYER

CE DONT NOUS AVONS
BESOIN…
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Ce dont nous avons besoin en ce siècle,
C’est de femmes….
De femmes qui ne se vendent pas,
De femmes sûres, vraies jusqu’ au fond du cœur,
De femmes qui craignent Dieu et haïssent la cupidité,
De femmes dont la conscience est invariable comme la boussole,
De femmes qui défendent la justice, même si le ciel et la terre tremblent,
De femmes qui disent la vérité en regardant le monde et l’enfer en face,
De femmes qui ne se vantent, ni ne se dégoûtent de rien,
De femmes qui ne soient ni lâches, ni fanfaronnes,
De femmes animées d’un courage tranquille,
De femmes dont la vie spirituelle est
calme, profonde et puissante comme un grand fleuve,
De femmes jalouses de l’honneur de DIEU,
et qui ne font aucun cas des applaudissement,
De femmes que les limites sectaires n’arrêtent pas,
De femmes dont la force ne faiblisse pas
avant que le jugement soit établi sur la terre,
De femmes qui connaissent leur mission
et qui la remplissent,
De femmes qui comprennent leur message
et le délivrent,
De femmes qui soient à leurs affaires,
De femmes qui ne soient ni trop
paresseuses pour travailler, ni trop orgueilleuses
Pour rester dans la pauvreté,
De femmes qui savent en qui elles croient,
De femmes fortes d’une force divine, sages de la sagesse d’en haut,
Et aimant d’un amour divin, amour qui se donne, amour qui ne calcule pas,


EN UN MOT : DES FEMMES DE DIEU !

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http://www.eglises.org/

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LECTURE POUR CHAQUE JOUR

LECTURE POUR CHAQUE JOUR
LECTURE POUR CHAQUE JOUR

CALENDRIER BIBLIQUE " LA BONNE SEMENCE

En cliquant sur le lien ci-dessous en bleu clair, vous trouverez un calendrier avec une réflexion pour chaque jour... bonne lecture.


vendredi 11 septembre 2009

NE LIMITONS PAS DIEU ! ! GARDONS LA FOI !



Aujourd’hui la victoire appartient à l’Eternel !

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Notre foi est plus précieuse à Dieu
....

que notre profession et notre activité
(même celle que nous exerçons dans notre communauté).


C'est cette foi qu'il Se propose de purifier et de mûrir,
afin qu'un jour elle soit pour Lui un sujet de parfaite louange, d'honneur et de gloire.

Ne considérons donc pas comme une chose étrange, exceptionnelle,
les diverses épreuves et perplexités que nous rencontrons.

Mais veillons à ne pas limiter le Saint d'Israël.

Car le Tout-puissant, Celui pour qui toutes choses sont possibles, peut être limité,
non pas par le monde ou le diable, mais par les Siens, par nous.

* Limiter le Saint d'Israël
veut dire irriter et tenter le Dieu fort,
L'oublier, Lui tourner le dos, comme Israël le fit.

C'est ainsi que nous pouvons L'empêcher d'agir en notre faveur,
en limitant Ses actes de grâce et de miséricorde.

Nous faisons alors comme Israël:
nous tentons Dieu après avoir eu un bon commencement dans notre vie chrétienne.

Il nous a délivrés, nous avons été l'objet de Ses soins. Mais veillons !

Nous sommes peut-être déjà en train de Le limiter par nos doutes:
nous reculons devant ce qu'il nous demande,
nous hésitons devant une nouvelle responsabilité,
nous nous contentons de ce que nous avons, au lieu d'aller de l'avant.

Dieu est prêt à nous faire voir de plus grandes choses,
mais le canal de Sa puissance infinie destinée à se déverser sur le monde,
c'est Son peuple. Ne Le limitons donc pas !

Satan voudrait nous arrêter dans la course;
il cherche à nous cribler comme on crible le blé,
mais, ne l'oublions pas, le Seigneur a prié pour nous, afin que notre foi ne défaille point.

Nous pouvons louer l'Éternel pour le passé plein de grâce,
de bonté et de fidélité. Mais nous ne sommes pas arrivés au but.

Notre Père voudrait nous conduire plus loin.
Ne Le limitons pas dans Ses interventions en notre faveur !

Nous nous sentons petits, faibles et indignes,
mais c'est précisément de tels vases de terre
qu'il veut employer pour démontrer Sa puissance illimitée,

« afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous ».
2 Corinthiens 4:7.

Manne du Matin de H E Alexander

IMPORTANCE DE LIRE LA BIBLE !


LIRE LA BIBLE

Un vieil homme Chrétien, vivait dans une ferme dans les montagnes avec son petit fils. Chaque matin, le grand père se réveillait tôt pour lire sa Bible.
Le petit fils voulait être comme son grand père, et essaya de l'imiter dans tous ses gestes. Un jour, son petit fils lui demanda : "Grand père! J'ai essayé de lire la Bible comme toi, mais je n'arrive pas à comprendre le sens des versets, et lorsque je comprends parfois, j'oublie aussitôt que je ferme le livre. Qu'est ce qu'on retire de bien lorsque nous lisons la Bible??
Le grand père silencieusement s'arrêta de mettre du charbon dans la corbeille et demanda à son petit fils :

"Prend cette corbeille jusqu'à la rivière et ramène là moi remplie d'eau".
Le garçon fit comme son grand père lui demanda, mais la corbeille se vidait d'eau avant qu'il ne revienne à la maison.

Le grand père rit et dit : " Tu devrais être plus rapide la prochaine fois", et il renvoya son petit fils avec la corbeille pour essayer une deuxième fois. Cette fois-ci le jeune garçon couru, mais la corbeille se vida encore avant de retourner à la maison.
Essoufflé, il dit à son grand père qu'il était impossible de ramener de l'eau dans une corbeille, et qu'il allait prendre un seau à sa place. Le grand papa lui dit : " Je ne veux pas de l'eau dans un seau, mais dans une corbeille, c'est juste qu'il faut ressayer encore", et il parti retenter sa chance.

Le jeune garçon plongea encore la corbeille dans la rivière, couru, mais quand il arriva à la maison, la corbeille était encore vide. Essoufflé il dit à son grand père : " t'as vu grand père, c'est inutile!"
Le vieil homme, regarda son petit fils et lui dit : " Regardes la corbeille". Le jeune garçon regarda la corbeille et pour la première fois réalisa qu'elle était différente. Elle a été transformée d'une corbeille sale à une corbeille propre.


"Mon fils, c'est la même chose quand tu lis la Bible. Il se peut que tu ne comprennes pas ou que tu ne te rappelles pas de tout, mais quand tu lis la Bible, c'est ton âme qui change."

VEILLONS ! ET PRIONS SANS CESSE .....



NE LIMITONS PAS DIEU….MAIS VEILLONS !


Veiller à avoir une bonne relation dans sa présence dans l'intimité avec Dieu, à bien demeurer dans sa parole et en lui, afin de porter de bon fruit.

Veiller et prier d'être gardé de toute jalousie, de tout égoïsme qui refroidi sérieusement l’Amour.

Veiller à bien mettre en pratique le pardon, la miséricorde, la charité envers son prochain surtout que celui là vas bien se refroidir.

Veiller à ne pas avoir un amour de façade dont nous sommes bien tentés à succomber.

Veiller plutôt à avoir une ardente charité les uns envers les autres en considérant aussi leurs intérêts, de cette charité qui couvre une multitude de péchés.

Veiller à être disponible pour bien accomplir la volonté de Dieu.

Veiller que toute forme d'iniquité ne s’accroisse pas car cela sera un déclencheur de l'Amour qui se refroidit.

Veiller à ce que nôtre zèle pour les choses d'en haut ne se refroidissent pas.

Veiller à ne pas aimer les choses de ce monde, l'amour de l'argent qui est la racine de tous les maux, que cela n'est pas la première place dans nos vies.

Veiller à bien développer notre amour pour Dieu et le prochain dans la prière.

Veiller à ne pas estimer que ses grâces, ses dons, nous sont un dû.

Veiller au contraire à bien mettre au service des autres ses dons.

Veiller à bien croire tout ce que dit sa parole, bien supporter et se supporter.

Veiller à bien vivre l'Amour sous toutes ses formes dans l'Evangile.

Veiller à demander pardon lorsque l'on chute et ne pas accuser l'autre, mais plutôt toujours avoir le comportement du fils prodigue et pas celui du fils ainé.

Veiller à bien vivre le véritable amour qui est le fondement pour les enfants de Dieu.

Veiller à être reconnaissant en toutes choses et pour toutes ses grâces.

Veiller à être glacial au péché ou bouillant pour le Seigneur ce qui amène à ne pas être vomis par lui.

Veiller à bien vivre un amour premier dans nos vies de plus en plus fort.

Veiller que le Seigneur allume un feu en nous afin d'accomplir ses projets à lui, projets de paix et non de malheur.

Veiller à être bien revêtu de toute l'armure et de ne pas la laisser dans un placard afin de pouvoir bien combattre le combat de la Foi.

Veiller à ne pas lutter contre de la chair et le sang.

Veiller même à aimer, bénir nos ennemis afin d'être appelés fils de Dieu.

Veiller à compter ses bienfaits et à bénir Dieu pour tous ses biens faits et aussi pour ses hauts faits.

Veillons ! .......

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"Et oui bien des choses sur lesquelles tu dois veiller

mon âme !"


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Ps: si vous en avez d'autres, merci de les partager ...

mardi 8 septembre 2009

NOS RENDEZ VOUS DE CHAQUE MOIS



Nous pourrions les appeler:

"Parole de Femmes"


Nos rendez vous seront comme les autres années LES 4° LUNDI de chaque mois.
Ceci ,comme par le passé.
Nous vous avertirons des dates qui changeront au cours de l' année.

Notre premier rendez-vous sera : LE LUNDI 21 SEPTEMBRE.

Nous allons étudier cette année ce que la bible appelle LA FOI.

Le thème donc :
"DEVENIR UNE FEMME DE FOI "

Ravies à l'avance de ce que Dieu nous fera découvrir ensemble, Elyane et moi même,Annie,
vous disons à bientôt.
Que Dieu vous bénisse.

dimanche 6 septembre 2009

LA RENTREE

LA RENTRÉE.....quelle rentrée ? y a t'il eu une sortie ? mon comportement aurait-il changé ?
C'est l'heure des bonnes décisions !
Alors lisons ce qui suit.

Dieu est-il glorifié dans ma vie ?


"Il n'est pas de soldat qui s'embarrasse des affaires de la vie, s'il veut plaire à celui qui l'a enrôlé." 2 Timothée 2.4
Quelle priorité accordez-vous à Dieu dans votre vie ? Quelle place occupe-t-il dans votre cœur ? Fait-il partie intégrante de vos journées, vos projets, votre vie familiale, votre développement personnel ? Vos décisions sont-elles motivées par la croix ou par les standards qu’impose le monde dans lequel vous évoluez ?

Vous avez été créé pour Dieu et Dieu a une destinée glorieuse pour vous !

Vous avez été créé pour Dieu et Dieu a une destinée glorieuse pour vous !
Si les affaires de la vie ne laissent plus aucune place à Dieu, réalisez que vous êtes gravement en danger… Car c’est alors l’esprit de ce monde qui tient les commandes de votre vie, prenant ainsi la place qui doit revenir à Dieu !

De nouvelles expériences peuvent émouvoir, de nouvelles doctrines peuvent fasciner, mais la question fondamentale est celle-ci : la gloire de Dieu est-elle toujours au centre ? Dieu est-il glorifié ?

Enfant de Dieu, veillez à ne pas tomber dans le compromis. Et éloignez-vous de tout ce qui vole la gloire de Dieu. Que votre vie chrétienne ne soit ni oisive, ni stérile mais qu’elle soit au contraire porteuse de fruit, d’un fruit qui demeure éternellement.

Une action pour aujourd’hui


Décidez de consacrer entièrement votre vie à Dieu. Cherchez à lui plaire et à le servir dans les petites comme dans les grandes choses. Faites tout pour la gloire de Dieu (1 Corinthiens 10.31).


Franck Alexandre

PRENONS DE BONNES RESOLUTIONS !



Citations

*Tout être qui s'isole de son prochain ne mûrira pas,
quelles que soient ses richesses intérieures individuelles
( Dr François Goust )

*Nous ne pouvons réussir que dans la relation à l'autre,
pour les autres, et avec les autres
( P. Pedro )


*Dans quelque relation que ce soit,
notre conduite parle de façon plus convaincante que nos paroles !

( Bonne Semence du 31 juillet 2003 )


L' Amitié


Quel bonheur pour toi
Si tu as un(e) ami(e)
A qui tu peux tout conter
comme à toi-même !

Les vrais amis(es) sont rares
Mais quand ils existent,
Ce sont de véritables trésors

Si tu jouis de l'amitié de quelqu'un,
Ne la brise pas.
Pour rien au monde,
Ne la laisse pas aller.
C'est le plus beau cadeau du ciel
sur la terre

Si quelqu'un jouit de ton amitié,
Ne le déçois pas en t'éloignant de lui.
En le privant de ton amitié,
Tu te priveras toi-même
Du plus puissant des réconforts

( Jules Beaulac )


Communiquer

Communiquer c'est se mettre en relation avec autrui, échanger des informations avec lui, partager des impressions, confier des choses intimes. Communiquer est un besoin vital pour tout être humain. L'absence de communication avec des proches produit un sentiment de solitude extrême et pourrait même conduire au suicide.

Si vous êtes enfermé dans ce silence, si vous n'avez personne avec qui parler, sachez qu'il existe une personne qui a toujours du temps pour vous écouter ; pas besoin d'obtenir un rendez-vous ; pas besoin de se déplacer dans tel ou tel lieu ; à tout heure, jour et nuit, vous pouvez lui dire votre tristesse, lui exposer votre situation, sans rien cacher. Cette personne vous accepte tel que vous êtes. Cette personne vous comprend. Cette personne vous aime. Cette personne, c'est le Dieu Tout-Puissant. Il veut transformer votre vie en y apportant paix et certitude. Parlez-Lui simplement. Il vous répondra, de plusieurs façons, particulièrement par le moyen de sa Parole, la Bible. Vous ne serez pas déçu de ce dialogue.

( La Bonne Semence du 8 sept 2003 )



mercredi 26 août 2009

LE POUVOIR DE PARDONNER: TEMOIGNAGE


Le chemin vers le pardon

par Anne-Marie Montgomery

Parfois, c’est facile de pardonner…. Parfois, c’est une lutte tenace…

Lorsque le téléphone a sonné dans les petites heures du matin, je me suis réveillée, appréhensive. C’était ma belle-sœur qui me téléphonait pour m’aviser que mon frère Paul était décédé au cours de la soirée, à l’heure même que je priais pour lui. En découvrant qu’il était mort suite à une attaque de la part de trois adolescents, un sentiment d’horreur m’a envahi. Il avait déjà été victime d’une attaque par le passé, et il avait récemment partagé avec moi que plus que tout au monde, il craignait devenir victime d’une attaque fatale. Et voilà que sa pire crainte s’était réalisée.

J’ai passé une nuit blanche à pleurer, à gémir, à prier. Et au cours de la nuit, je me suis rappelé de quelque chose qui c’était passé la veille et qui venait me réconforter. Mon mari et moi étions sortis fêter Noël au restaurant avec des amis. Au cours du repas, mes pensées s’étaient tournées inexplicablement vers mon frère cadet, Paul. J’avais l’impression que quelque chose se passait avec lui et qu’il avait besoin d’aide. Comme je suis chrétienne, cette impression m’a amenée à vouloir prier tout de suite pour lui et j’ai aussi demandé à l’amie qui était à mes côtés de prier. Un quart d’heure plus tard, nous avions ressenti une paix profonde et nous avions continué à fêter.

Le lendemain matin, j’ai du annoncer aux enfants que nos plans pour les Fêtes avaient changés. Dans 10 jours, ce serait Noël. Nous avions prévu monter voir ma mère pour célébrer son 75e anniversaire de naissance le 26 décembre. Mes frères et sœurs devraient s’y rendre pour que nous puissions tous la célébrer en famille. Nous nous étions mis d’accord pour acheter une bague de famille pour elle et nous avions hâte de lui remettre ce gage d’amour filial. Mais maintenant tous ces plans prévus si longtemps d’avance tombaient à l’eau. Nous montions plus tôt, non pas pour célébrer la vie de ma mère, mais plutôt pour pleurer la mort violente et prématurée de notre frère.

Vivre un deuil en solitude est pénible. Mais lorsque nous le vivons en famille, lorsque nous voyons notre souffrance miroitée dans les yeux d’êtres bien-aimés, lorsque nous voyons notre mère vieillir de chagrin sous nos yeux, nous constatons que la souffrance de la victime de violence n’est que le premier effet dévastateur du crime. En passant par le deuil en famille, j’ai constaté que chaque personne qui aimait mon frère était aussi devenue une victime des actions de ces trois jeunes adolescents qui s’étaient saoulés. Pendant 20 minutes, mon frère avait souffert horriblement. Mais maintenant nous souffrions tous, et c’était cette douleur plus grande, plus prolongée qui me déchirait le cœur. En constatant la souffrance de ma famille, je suis devenue enragée contre ces jeunes. Je voulais les frapper, les gifler, les voir souffrir comme nous souffrions. L’intensité de mes émotions m’a surprise. Elle m’a effrayée.

Aux obsèques, nous avons récité le Notre Père. Arrivée à la phrase : «Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons ceux qui nous ont offensés», j’ai commencé à pleurer. Mon esprit désirait honorer Dieu, qui m’aime infiniment et que j’aime en retour, en pardonnant, en abandonnant ma colère et mon désir de vengeance. Mais ces sentiments étaient si forts que je ne savais pas comment m’en défaire. Pendant des semaines, j’ai parlé au Seigneur de cette lutte intérieure, mais sans voir aucun vrai changement d’attitude de ma part. Bien que je sache que Dieu pouvait me donner toute la puissance nécessaire pour pardonner, je ne voulais pas vraiment le faire. Et donc, pendant quatre mois, j’ai lutté contre sa volonté. Parce que je savais qu’il voulait que je pardonne ces jeunes, j’ai commencé à éviter tout vrai dialogue avec Lui. J’ai continué à lire ma Bible et à prier, mais d’une façon mécanique et superficielle. De temps à l’autre, je décidais de pardonner, mais le désir de tenir rancune reprenait rapidement le dessus, et je m’éloignais de nouveau de Dieu.

J’ai perdu ma joie, ma paix, ma force. J’étais déprimée. Je cherchais à éviter la réalité en lisant des romans et en regardant la télé pour faire taire mes émotions.

Quelques mois plus tard, le Vendredi saint, mon mari et moi étions à l’église en train de contempler la mort de Jésus sur la croix pour nos péchés, et j’ai constaté que Jésus a pardonné les personnes qui le torturaient. Cela m’a profondément touché.

En réfléchissant à combien cela avait coûté à Dieu de me pardonner, combien de souffrance physique, morale et même spirituelle Jésus avait accepté de prendre sur lui pour que je puisse être pardonnée, je savais que je ne pouvais plus continuer à endurcir mon cœur contre lui. J’étais finalement prête à pardonner complètement ces trois jeunes hommes. Mais, je savais aussi que je ne pouvais pas le faire seule. Le lendemain matin, j’ai prié et j’ai confessé mon incapacité à Dieu : «Je veux leur pardonner, mais je suis incapable de le faire. J’ai besoin que tu viennes transformer mon cœur. Aide-moi à voir ces jeunes comme tu les vois. Je ne puis le faire, mais tu peux le faire par ton Esprit en moi.»

En m’abandonnant ainsi à Dieu et en me fiant à sa puissance j’ai commencé à prier pour eux et pour leurs familles. Une heure plus tard, l’impossible était devenu réalité. En priant pour eux j’avais ressenti l’amour et l’intérêt de Dieu pour eux. J’avais constaté à quel point il désirait qu’ils goûtent à son pardon, son amour et sa puissance. Il avait transformé ma colère, mon ressentiment et mon désir de vengeance en un désir profond et sincère de les voir se confier à Jésus.

J’ai continué à prier pour eux et Dieu m’a donné le désir de me présenter au procès pour leur communiquer mon pardon en personne et pour offrir à chacun d’eux un livret en anglais : Power to Change (Le Pouvoir de Changer, aussi un site web). Cela m’a épaté de voir comment Dieu a rendu tout cela possible. J’ai pu leur exprimer mon pardon et leur offrir les livrets devant tout le monde dans la salle d’audience, juste avant le début de la séance de l’après-midi. Et cela, après que nous ayons passé le matin à pleurer comme famille en écoutant le récit des faits concernant tout ce qu’ils avaient fait contre Paul. Car pardonner, ce n’est pas ne plus ressentir de la tristesse ou la compassion pour la personne qui a souffert. C’est plutôt se trouver libérée de la colère, du ressentiment et du désir de vengeance qui accompagnait jadis tout retour sur les évènements pénibles.

Cet acte de pardon public a changé l’ambiance de cette salle d’audience ce jour-là. Les membres de la famille de ces garçons se sentaient maintenant libres de venir vers nous pour exprimer leur chagrin pour ce que leur jeune avait fait.

Quelques mois plus tard, lorsque ma mère s’est présentée pour être témoin de la lecture de nos déclarations de victimes et pour entendre prononcer la sentence contre les jeunes, un d’entre eux a déclaré publiquement son regret profond pour ce qu’il avait fait. Lorsqu’il a commencé à pleurer, ma mère est allée vers lui pour le serrer dans ses bras.

J’ai tant appris sur le pardon en passant par cette expérience pénible. J’ai découvert à quel point le fait de voir un être cher souffrir les conséquences de la violence peut nous remplir de rage. J’ai compris pourquoi pardonner peut parfois être une lutte intense et prolongée. J’ai goûté la joie et la liberté qui viennent de la décision de faire confiance à Jésus pour le désir et le pouvoir de pardonner. J’ai vu comment notre vision des personnes est transformée lorsque nous commençons à prier pour eux. Et j’ai constaté qu’en exprimant publiquement le pardon, d’autres personnes peuvent aussi être transformées.

Peut-être voulez-vous aussi goûter la liberté qu’apporte le vrai pardon. Si tel est le cas, je vous invite d’en parler avec Jésus, qui nous pardonne tout et qui nous donne la force de pardonner aux autres. Vous pourriez peut-être lui dire quelque chose comme suit :

Seigneur Jésus-Christ, à un prix sans mesure, tu m’as libérée de la dette de mon péché. Tu m’as pardonnée toutes mes offenses, en acceptant d’en payer le prix en mourant sur la croix. Je t’invite à venir m’habiter par ton Esprit dorénavant et à diriger ma vie pour faire de moi la personne que tu désires que je sois. Je ne puis changer mon propre cœur mais toi, tu promets de me rendre de plus en plus comme toi. Viens donc me donner le désir et la force d’aimer les autres et de pardonner à ceux qui me blessent. Aide-moi à voir chaque personne comme tu la vois. Amen.